La censure et Sailor Moon
À partir de 1990, les choses se gâtent avec Ken le survivant. Le CSA sévit et oblige TF1 à présenter ses excuses pour une scène violente de Dragon Ball Z avant le journal de 20 heures. Depuis ce jour, AB Productions est dans le collimateur du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Ranma ½ et DBZ font l'objet de censures que tout fan juge révoltantes.
Fin 1993, Dorothée prend quand même le risque d'intégrer une nouvelle série nippone : Sailor Moon. Mais le CSA avait déjà la série à l'œil — et le dessin animé est censuré avant même d'être doublé. Le Club Dorothée reste la cible de magazines comme Télérama et de personnalités politiques. Catherine Tasca et Ségolène Royal déclarent que les fans de dessins animés japonais présentent des problèmes psychologiques.
Dragon Ball Z est supprimé en 1996, suivi par Sailor Moon quelques mois plus tard. TF1, qui ne supporte plus d'être au centre de ces accusations, refuse toutes les séries japonaises. Été 1997 : Dorothée et AB Productions apprennent que le Club Dorothée ne sera pas reconduit à la rentrée.