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Logo Club Dorothée

Voilà un dossier qui répond à la question que tous les fans de dessins animés japonais se posaient : « Pourquoi TF1 ne diffuse plus le Club Dorothée ? » Nostalgique de cette émission, ce dossier présente certainement la plus grande hypocrisie que TF1 ait fait preuve envers son public. Beaucoup de médias véhiculent une image négative des dessins animés nippons et des émissions jeunesse qui marchent « trop bien » sur les chaînes françaises.

Chronologie

1978
Lancement de Récré A2 sur Antenne 2

Premiers dessins animés japonais en France : Candy, Albator

1980
Rencontre avec AB Productions

Jean-Luc Azoulay et Claude Berda

1987
Lancement du Club Dorothée sur TF1

2 septembre 1987 — 21h de programmes jeunesse/semaine

1990
Ken le survivant, premières tensions CSA

TF1 présente ses excuses pour une scène de Dragon Ball Z

1993
Sailor Moon intègre le Club Dorothée

23 décembre 1993 — déjà censurée avant doublage

1996
Suppression de Dragon Ball Z

Sous pression politique et médiatique

1997
Fin du Club Dorothée

Été 1997 — non reconduit à la rentrée

Logo Antenne 2 (1990–1992)
Antenne 2, 1990–1992

Récré A2 et les débuts

Tout commence en 1978 sur Antenne 2. Une speakerine nommée Frédérique Hoschédé — Dorothée pour la télé — animé la nouvelle émission destinée à la jeunesse : Récré A2. Le succès est immédiat et les premiers dessins animés japonais arrivent en France : Candy, Albator. En 1980, Dorothée rencontre Jean-Luc Azoulay et Claude Berda, fondateurs d'AB Productions.

En 1987, TF1 est privatisée. Francis Bouygues propose à l'animatrice 21 heures de programmes jeunesse hebdomadaires. Le Club Dorothée est lancé le 2 septembre 1987. Les séries japonaises les plus connues arrivent alors en France : Candy, Goldorak, Le collège fou fou fou, Lamu, Les Chevaliers du Zodiaque, Dragon Ball et Dragon Ball Z. Les records d'audience s'enchaînent.

La censure et Sailor Moon

À partir de 1990, les choses se gâtent avec Ken le survivant. Le CSA sévit et oblige TF1 à présenter ses excuses pour une scène violente de Dragon Ball Z avant le journal de 20 heures. Depuis ce jour, AB Productions est dans le collimateur du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Ranma ½ et DBZ font l'objet de censures que tout fan juge révoltantes.

Fin 1993, Dorothée prend quand même le risque d'intégrer une nouvelle série nippone : Sailor Moon. Mais le CSA avait déjà la série à l'œil — et le dessin animé est censuré avant même d'être doublé. Le Club Dorothée reste la cible de magazines comme Télérama et de personnalités politiques. Catherine Tasca et Ségolène Royal déclarent que les fans de dessins animés japonais présentent des problèmes psychologiques.

Dragon Ball Z est supprimé en 1996, suivi par Sailor Moon quelques mois plus tard. TF1, qui ne supporte plus d'être au centre de ces accusations, refuse toutes les séries japonaises. Été 1997 : Dorothée et AB Productions apprennent que le Club Dorothée ne sera pas reconduit à la rentrée.

Photo du Club Dorothée
Capture Club Dorothée

Conclusion

Dans cette histoire, qui a été lésé ? Nous, les spectateurs, bien entendu — sans avoir eu notre mot à dire. Ce qui est ironique, c'est que TF1 diffuse ensuite Pokémon via sa nouvelle émission jeunesse TF! : dès qu'il y a de l'argent à la clé, on retourne sa veste.

Pour en savoir davantage, le site « Les folies du Club Dorothée » est une source incroyablement complète, avec archives et multimédia.

Source : SailorMoonTV · Les folies du Club Dorothée

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